|
Ton visage, au creux de ma poitrine.
Là où tu devrais le mieux entendre mon cœur puisqu'il ne sait battre en sourdine.
Ma main qui te frôle, te caresse, doucement.
Tendrement. Si amoureusement.
Elle connaît si bien les contours de ta bouche, de ton nez, de tes oreilles aussi.
Les yeux fermés, elle devrait parvenir à esquisser de toi un ressemblant croquis.
Mes yeux, justement, qui se ferment de bien-être.
Tes doigts qui sous mes jupes s'enchevêtrent.
Immanquablement ma respiration s'accélère :
J'espère que, ainsi balloté, tu ne vas pas avoir le mal de mer !
Aux aguets, concentrée sur ce qui se passe plus bas, une question :
Oseras-tu, ressens-tu que moi la même émotion ?
Oh ! Tu as osé
T'insinuer.
Je te devine intimidé pourtant,
Te laissant juste guider par moi et par l'instant.
Toi qui me connais par cœur,
Qui sais mes envies, mes goûts : tu as peur.
Crainte que je ne m'effarouche
Lorsque te vient l'eau à la bouche.
Alors que je ne veux juste pas réfréner les « mmm » que je sens monter au bord de mes lèvres
Et que je dépose sur les tiennes, tremblante de fièvre.
Si tu savais comme je me sens tienne
Quand loin de moi tu m'entraînes...
Je me sens... différente.
À l'abri de tes bras, petite chose insignifiante
Mais qui, comme l'oisillon tombé du nid,
Est soulagée de se trouver dans de solides mains recueillie.
Comment t'expliquer combien m'est indispensable
Le regard avec lequel tu me vois désirable...
Pourtant je ne suis pas cela,
Et toi, tu ne le vois pas.
Je ne suis qu'une parmi tant...
Pas plus jolie, pas plus intelligente ; fade et grise, bousculée par le vent.
Mais toi je t'aime, oui,
Je n'en démords pas. À toi, pour la vie.
|
J'aime beaucoup ce "Fouillant la...
Une très belle idée que se frotter au...
Quel dommage de ne m'avoir laissé vot...
Je n'ai plus de l'arme que le goût in...