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Les vagues déferlent, Inlassablement. De leur langue, lèchent le sable, Goulûment. Caressent chaque grain, Séparément. L'humidifient, le retournent, le chavirent, Tendrement, Le font rouler au bord de leurs lèvres, Adroitement. Les vagues vont et viennent, Patiemment. S'engouffrent dans chaque interstice, Avidement. Laissent des perles de rosée, En reculant. Les vagues portent les navires, Assurément. Parfois, les marins les imitent, Indécemment. Attendent le ressac, Effrontément, Pour reprendre les haubans détendus, Amoureusement. Alors rejoignent dans chaque port leur mie, Lubriquement. Répètent la mouvance des vagues, En l'accélérant. S'insinuent, se retirent, Répétitivement, Profondément, Bestialement, En gémissant... Au crépuscule s'endorment assouvis, Calmement, Avec ravissement, Fièrement. Alors dans la nuit, les vagues poursuivent leur quête du plaisir, Jalousement. Déferlent à jamais, Infiniment. De leur langue, lèchent le sable, Désespérément. Caressent chaque grain, Méthodiquement. L'humidifient, le retournent, le chavirent, Inutilement. Le font rouler au bord de leurs lèvres, Stérilement...
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Comme le vent du large...