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Sous un timide rai de soleil matinal,
Dérobé aux regards gourmands des galopins,
Un bonbon m'allèche, désormais mûr à point.
Mes idées, sur pente coquine, s'emballent...
La frêle colerette, fragile jupon,
Dévoile impudiquement un corps aguichant,
Charnu, rafraîchissant, de plaisirs regorgeant.
Bouche asséchée, joues rouge vermillon.
Lors mis à nu, le faux-fruit, luisant de rosée,
Exhibe ses akènes, sa peau brillante,
Et se balance, promesse fort tentante,
Le long d'un pétiole velu et érigé.
A ce stade, me défendre de le cueillir
Je ne peux ; pinçant la tige entre mes doigts,
Me sentant au paroxysme de mon émoi,
Je le détache, frissonnante de désir.
Mignon, allons donc voir si la fraise choisie
Ne démérite point ; humons sa fragrance,
Régalons-nous les yeux de son apparence,
Préparons-la suavement à notre envie.
Egouttons, équeutons, caressons, picorons,
Enrobons de crème chantilly vanillée,
Constellons de quelques brisures meringuées,
Dégustons, apprécions et nos doigts léchons...

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Quel dommage de ne m'avoir laissé vot...
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