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Il est un geste, un petit mouvement, Charmant, Qui au cœur des nuits lui semble émouvant, Si touchant... A l'heure où les étoiles veillent sur les amants, Tandis qu'il dort paisiblement Contre son flanc, D'un souffle tranquille respirant, Son bras, immanquablement, Inconsciemment, Il étend... Sa poitrine ou son ventre sous ses doigts il sent, Alors il descend, il descend... La peau est-elle plus douce à cet emplacement ? Toujours est-il qu'il la caresse par effleurements, Jusqu'à trouver pour sa main le nocturne campement. Deux sites l'attirent indifféremment : Ou bien il s'établit sur l'une des collines de son postérieur, nu évidemment, Pressant dans sa paume le rebondi de ses fesses frissonnant ; Ou bien il s'achemine plus hardiment Vers son autre face, sur le point culminant... Dans tous les cas, il la pelote un court instant, Ses doigts s'arrimant Très solidement. Et il sombre à nouveau, éperdu de contentement, Les doigts sa "chose" emprisonnant, Aux ombres de la nuit prouvant Qu'elle n'est qu'à lui, assurément !
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La béatitude
Est une habitude
Qui vient aux galants
La nuit venant
Cette main inquisitrice
Ensommeillée et admiratrice
Est le plus beau des compliments
Pour une femme par son amant
Les courbes sont flattées
Les points remarquables remarqués
Nul calcul échafaudé
Juste un besoin en vérité