Légèretés sur l'oreiller
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Écrit par Plume Légère
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Vendredi, 20 Mars 2009 02:00 |
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Réveil : matin. Fatigue, tout plein. Soleil-câlin. M'assoupir ? Incertain... Reprendre pied Avec la réalité. Epuisée. Sur la plage m'imaginer. Moi, percevoir, entendre, Mais ne pas écouter. Lui, inflexible mais tendre, Déjà enflammé. Me laisser ranimer par les câlineries de sa main sur ma tête, Me sentir encore de sommeil tout engourdie. Me laisser bercer par le doux clapotement des vaguelettes Venant langoureusement s'échouer sur le sable tiédi. Me laisser envoûter par les cris des mouettes, Se disputant dans le soleil qui luit. Le laisser peu à peu s'enhardir, déployer sa baguette, Le sentir prêt à toutes les péripéties, toutes les acrobaties, Le laisser choisir une position, opter pour une levr... Soudain sursauter, comprendre, Ce clapotis, des vagues ne provenait ! A son petit jeu je me suis laissé prendre, Dans mon dos il doit jubiler ! Reprendre pied Avec la réalité. Amusée. Avec lui galipetter. Réveil coquin. Fatigue, bien loin. Soleil-câlin. M'assoupir ? Demain !
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Écrit par Plume Légère
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Mardi, 17 Mars 2009 02:00 |
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Il n'est rien de moins exaltant, de moins enivrant,
Je le reconnais, Monsieur, volontiers,
Que de préparer une liste de provisions comprenant
Lessive, shampooing et denrées !
Pourtant,
De la poésie à cette corvée
On peut apporter, malicieusement.
Laissez-moi donc à présent vous le démontrer...
A vos besoins, à votre imagination, évidemment,
Cet exercice vous adapterez !
Et quand dans les rayons du magasin déambulerez, souriant,
Pour moi, ayez une petite pensée !
Voici donc, il est temps,
L'exemple que je voulais vous donner.
Utilisez-le à bon escient,
Avec votre bien-aimée...
* un pack d'eau pour rincer
les biberons stérilisés du bébé.
En prévoir un de plus
pour l'en asperger - l'été est revenu -
que sous ses vêtements se dessinent ses courbes charnues,
qu'elle les mette vite à nu...
* du papier toilette molletonné,
doux au toucher.
Lui en faire des caresses
sur les fesses,
avec délicatesse.
* une parure de draps, 100% lin,
car on se doit d'être écocitoyen.
L'y bousculer fougueusement,
S'étendre contre son flanc,
L'observer concupiscemment,
Se féliciter d'être son amant.
* une bouteille de crème de whisky caramélisé,
si des amis venaient à passer.
En faire couler quelques gouttes sur ses seins,
dans son nombril en mettre plein,
lécher sa peau au velouté divin,
aspirer le liquide qui a ruisselé sur sa beauté en grains.
* de la crème fraîche
pour un dessert qui allèche.
La monter en chantilly,
Lui tendre un doigt enduit,
La regarder qui déglutit.
* quelques fruits mûrs à point,
pour, de vitamines, faire le plein.
Les découper en tranches, en rondelles,
Les badigeonner de crème à la pelle,
Les dévorer de façon sensuelle.
* une boîte de préservatifs,
même si cela est rébarbatif !
S'en coiffer le petit machin,
Le laisser aller, caha-cahin,
Et enfin se sentir bien !
Désormais, et c'est dément,
De toutes nos courses, j'en mettrais ma main à couper,
Ce sont nos hommes, avec empressement
Qui vont se charger !
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Écrit par Plume Légère
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Lundi, 02 Mars 2009 14:54 |
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Comme Arthur Rimbaud a son Ophélie, Léonard de Vinci sa Mona, Michel Polnareff sa Ta ta ta ta, à mon humble niveau j'ai une muse ! Ah Petit Polisson, que jamais nos chemins ne se croisent : je n'oserais pas croiser ton regard !
Son zizi au soleil Est une chose qu'on ne verra jamais. Celui qui au lit, dit-on, accomplit des merveilles Doit donc être d'un aspect bien laid ! Lorsque la Lune blafarde est voilée Il ose sortir de sa cachette Pour, après quelques mouvements saccadés, Se recroqueviller bien vite sous la couette. Pas une femme, pas une âme N'en a un jour fait la description. Son maître en fait pourtant tout un programme, A la moindre occasion ! Toutes les hypothèses sont permises... Je vous laisse élaborer la vôtre, en toute liberté. A lui vous n'aurez regrettablement pas l'heur de comparer votre gourmandise : Jamais son détenteur n'aura l'audace de vous le montrer... Si par aubaine vous le croisiez, Immortalisez donc la scène : Si à rire il ne prêtait, J'en ferais peut-être un poème obscène ! Son zizi au soleil Est une chose qu'on ne verra jamais. La nuit d'aucunes en rêvent dans leur sommeil Moi, il ne m'inspire que pour en sourire, non mais !
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Écrit par Plume Légère
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Mercredi, 25 Février 2009 12:46 |
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Vigueur matinale, Effleurements langoureux... Làs, dormir je veux !
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Rime entêtée pour chapiteau dressé... |
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Écrit par Plume Légère
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Vendredi, 06 Février 2009 16:44 |
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Ce matin, chez le médecin avec ma plumette je suis allée
Pour sa première rhinopharyngite très vite traiter :
Elle avait quelques soucis pour tranquillement respirer.
Auparavant, dans un nid voisin, en coup de vent j'étais passée
Prendre des amis des nouvelles, avant de commencer la journée.
Sur les lèvres, un grand sourire dévergondé
L'annonce d'un Petit Polisson m'avait amené !
Sa chandelle l'avait gentiment réveillé, bien élevée...
Lorsque dans la salle d'attente nous sommes arrivées,
Huit personnes déjà étaient assises, à patienter,
Sans se parler,
Sans même se regarder.
L'ambiance était triste à pleurer
Face à ses statues à la tête baissée...
Une femme, jambes croisées,
De temps à autre son téléphone de son sac à main sortait,
Sans doute pour vérifier que le temps sa course poursuivait.
Les hommes, au fond de leur siège bien calés,
Les pieds dans le sol bien ancrés,
Cuisses écartées,
Leur virilité voulaient peut-être prouver,
Cherchant vers cet endroit mes yeux à diriger...
La lueur de lubricité,
Par notre fripon allumée,
Ne m'avait donc point quittée ?
En évoquant ces mâles je ne peux résister,
Cette étrange manie il me faut vous conter :
Tous autant qu'ils étaient,
Leur magazine par la fin ont commencé
Afin, jusqu'à la première de couverture remonter...
De cette manière certainement autrefois à lire on leur avait enseigné,
Ai-je pensé,
Remarquant qu'ils n'étaient tous pas fraîchement nés...
Mais ces humains figés,
Ne pouvaient bien longtemps mon attention accaparer,
Et autour de moi je me mis à lorgner.
Un plafond avec traces d'humidité,
Des affiches, toutes de travers placardées,
Un bureau d'écolier,
Un lustre fêlé...
Ce n'est qu'alors que j'ai noté
Cette rime en « é » qui depuis un bon moment dans ma tête mes idées faisait valser
Et qui désormais ne voulait plus me quitter.
Vite, me suis-je tout bas exclamé,
Trouver autre chose sur quoi me focaliser !
Les magazines entassés...
Celui-ci, qui veut ma vie simplifier...
Non, cet autre, avec en couverture le visage de cet étranger,
Dont le nom j'ai oublié,
Sur sa bouche entrouverte, que l'on aimerait bisouiller,
Trop concentrée...
- D'aucunes par le petit cul de Decaunes ont bien hier été émoustillées... -
Cette bouche qu'après deux heures et demi de patience, je peux vous l'avouer,
Je ne pouvais plus supporter,
Au point que je l'aurais mordue sans hésiter
Si devant moi elle s'était trouvée !
Du coq à l'âne j'ai essayé de sauter
Voulant à tout prix de cette obsession me débarrasser...
Couver des yeux ma poupée...
Ses douces joues potelées,
Son oreille, délicieusement à croquer,
Ses petits pieds...
Aucun espoir de ce côté-là pour m'aider !
Me rendant à l'évidence que j'étais piégée,
Une raison j'ai dû me faire, je suis sensée !
Et cette rime j'ai employée
Pour de nouveau au Petit Polisson et son exploit matinal penser.
Le décor étant planté,
Sans peine vous pourrez maintenant imaginer
De la scène l'incongruité...
Une plume qui fait des vers en secret,
Face à des hurluberlus sans trace de vie sur les traits,
Et qui, subitement, à sourire seule se met !
C'est que, voyez-vous, toute une histoire je me suis à cet instant racontée :
Une histoire d'hommes qui toute la nuit de travailler n'avaient cessé,
Une fois le spectacle terminé.
Les artistes, loin de se coucher,
Avaient avec celle d'ouvriers leur tenue échangée.
Il leur avait fallu le chapiteau démonter,
Un endroit devant être rafistolé,
Un second rapiécé :
C'est qu'il n'était plus tout jeune, vous savez !
La nuit étant alors bien avancée,
Le réinstaller dans la matinée ils avaient décidé,
Préférant la lumière du Soleil que des étoiles la faible clarté
Pour ce travail à bien mener.
Pour de la curiosité des badauds et du gel nocturne le protéger,
Sous une bâche ils l'avaient abrité
Avant, dans un coin, de l'entreposer.
Au petit matin, ils étaient à pied d'œuvre, bien reposés.
Délicatement la toile qui recouvrait leur chapiteau ils avaient repliée.
Puis, ils l'avaient étendu à même le sol, dans un coin dégagé
Afin de la qualité des réparations s'assurer.
De leurs mains, ils l'avaient amoureusement caressé
Ce fidèle compagnon de toujours, si élimé
Mais qui ne voulait point encore vaincu s'avouer !
En chacun résonnaient les anciennes heures de gloire et de félicité,
De fierté d'avoir su le public combler...
Un émoi, palpable, se mit d'eux à s'emparer :
Les yeux à présent de bonheur mouillés,
Ils ne se retenaient plus de le frôler,
Allant jusque ses pores titiller,
Ou les quelques fils hirsutes de sa peau autour de leurs doigts enrouler...
Cette transe quasi sexuelle achevée,
Le chapiteau se retrouva, on ne sait comment en vérité,
Crânement dressé,
Prêt à accueillir une nouvelle représentation, bien rythmée,
Pour des spectateurs enfiévrés et par avance envoûtés, subjugués...
J'en étais là de mes réflexions lorsqu'enfin ce fut notre tour dans le cabinet d'entrer...
De retour dans ma longère bien chauffée,
Ma cocotte et moi j'ai alimentées,
Sa couche parfumée j'ai changée
Avant mon lait de tirer.
Sur un papier mes idées j'ai alors voulu griffonner,
Mais finalement, j'ai opté pour les taper sur mon clavier.
Mon ordinateur j'ai alors rallumé
Et au site du matin me suis reconnectée.
D'une femme lire la réplique m'a bien étonnée :
Elle est donc de ceux qui le prochain lever de rideau applaudiront... Coquine fieffée !
Je me retire, sur la pointe des pieds...
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