Vole au vent
Écrit par Plume Légère   
Mercredi, 26 Août 2009 18:42

Allongée sur une serviette, à même le sable tiédi,
Les seins comprimés sous elle,
Elle guettait, alanguie,
Le moindre souffle de vent sur la dentelle.

Le tissu de sa jupe légère,
Par l'homme déjà bien haut relevé,
Par à-coups voletait dans l'air
Dévoilant sa petite culotte ajourée.

De sa main, son dos il effleurait,
Son geste n'étant embarrassé par aucun vêtement.
L'arrondi de son postérieur il contemplait,
Au jeu des fantasmes se prenant.

Il n'était point de ceux-là,
Qui laissent passer leur chance...
Lui savait qu'un « tu l'auras ! »
Ne signifiait pas que plus tard l'on ferait bombance.

Il lui avait sommé
De ne point bouger.
Ses yeux étaient fermés,
Sa peau, de chair de poule parsemée.
Entre ses cuisses indécemment écartées,
La chaleur n'était point encore celle de l'été...

Le vent avait sensiblement forci
Et se jouait du voile si peu pudique.
Au-dessus du fessier rebondi
Il finit par le rejeter, offrant sur les collines une vue panoramique.

Il parvint à maîtriser son impulsion première,
Retenant fermement la main qui déjà se tendait
Vers le shorty au galbe pervers.
Seuls ses yeux pour le moment se rassasiaient.

Le slip lui faisait une seconde peau,
A la sienne propre parfaitement accolée.
Nul doute que le paysage fût beau,
Et que la dentelle y ajoutait un certain cachet...

Il s'approcha alors, se tenant du derrière à portée de bouche.
Délicatement ses lèvres il posa
- L'on eût pu entendre une mouche ! -
Et le tissu dévotement embrassa.

Il lui avait sommé
De ne point bouger.
Ses yeux étaient fermés,
Sa peau, de chair de poule parsemée.
Entre ses cuisses indécemment écartées,
La chaleur augmenta d'un degré...

D'une main il délivra une fesse,
De l'autre, il la pétrit.
Sa langue se mit à prodiguer des caresses,
Léchant la peau d'un blanc uni.

Une fois lancée, elle se fit plus insidieuse,
Gravissant le premier mont
Puis, aventureuse,
S'enfouissant dans le vallon...

La coquine s'escrimait à qui mieux mieux
Sur l'étroit sentier qu'elle ne parvenait à franchir :
Sitôt que sur la pente elle faisait un pas ou deux,
En arrière ses pas la faisaient revenir.

Alors elle tâtait le terrain,
De long en large,
En sondait le moindre recoin,
N'en menant pas large.

Il lui avait sommé
De ne point bouger.
Ses yeux de surprise s'étaient dessillés,
Sa peau, de chair de poule parsemée.
Entre ses cuisses indécemment écartées,
La chaleur ne cessait de grimper...

A la rescousse survinrent soudain dix doigts
Qui, en quelques mouvements, le sous-vêtement arrachèrent.
L'on eût pu croire que la langue se sortirait alors de ce pas :
C'était sans compter sur sa curiosité légendaire !

Elle glissait à en perdre haleine,
Tantôt vers l'arrière, tantôt vers l'avant,
Découvrant soudain une source, timide fontaine,
Choisissant de s'y abreuver un instant.

Sous le couvert d'une touffe d'herbes sombres,
Près de la rivière qui enflait elle s'arrêta :
On était si bien à l'ombre,
Que très longtemps elle lapa, se désaltéra.

Il lui avait sommé
De ne point bouger.
Ses yeux d'aise s'étaient refermés,
Sa peau, de chair de poule parsemée.
Entre ses cuisses indécemment écartées,
La chaleur atteignait des sommets...

Ce fut lui qui brisa la quiétude,
La retournant, brute, sauvagement.
En lui montait un désir rude,
Il l'aurait bien prise sur-le-champ.

L'acte requérait que l'on ne se hâte,
Aussi prit-il son mal en patience.
De sa langue, il redescendit lui lécher la chatte,
Écoutant avidement les clapotis dans le silence.

Les seins durcis pointaient,
Leur mamelon vers le soleil érigeant.
Parfois bestialement il les gobait,
Contre son ventre son pénis alors frottant.

De ses six lèvres il connaissait le goût,
Passant indifféremment des unes aux autres.
Il la manipulait comme un joujou,
Ne s'inquiétant du possible regard d'un autre.

Il lui somma à nouveau, d'une voix enrouée
De ne point bouger.
Ses yeux le regardaient, amusés,
Sa peau, de chair de poule parsemée.
Entre ses cuisses indécemment écartées,
La chaleur semblait crépiter...

Il léchait à tout-va,
Humant les fragrances de son corps.
Par cœur il savait ces endroits,
Qui font monter le désir encore :

Le contour des oreilles,
Le pli du cou,
Le sexe qui luit dans le soleil,
Et même l'orée du petit trou...

Sous sa langue il sentait à présent
Le clitoris, qui se dressait à chaque câlinerie.
Il lui était émouvant,
Phare indiquant vaillamment aux perdus en mer la présence d'un abri !

Justement, son gros navire
Paraissait avoir une avarie :
Au port il lui fallait pénétrer sans plus languir,
Aussi s'engouffra-t-il dans le chenal, dirigé par un amiral sûr de lui.

Il lui avait sommé
De ne point bouger.
Ses yeux sur lui restaient fixés,
Sa peau, de chair de poule parsemée.
Entre ses cuisses indécemment écartées,
La chaleur une seule chose pourrait désormais apaiser...

Certain de son effet, l'amiral en question
Manœuvrait : il aurait pu arrimer son vaisseau,
Hissant fièrement pavillon,
Flottant entre deux eaux.

Il préféra pénétrer plus avant dans le port,
Faire soudain machine arrière savamment,
Revenir sous les applaudissements des badauds qui résonnaient si fort,
Reculer pour qu'on admirât la majesté de son bâtiment.

La langue, qui n'était point encore rassasiée,
Revint alors fouiller l'antre.
Il était à présent si mouillé,
Nul doute qu'il eût inspiré un chantre...

Lors elle décida de désobéir,
Roulant, au rythme de ses assauts,
Le bassin ; les flots de son désir il entendait rugir,
Il l'amarra solidement à sa bite, il n'était point sot !

Il lui avait sommé
De ne point bouger :  elle n'avait su résister.
Ses yeux quémandaient, écarquillés,
Sa peau, de chair de poule parsemée.
Entre ses cuisses indécemment écartées,
La chaleur de son sexe se mit en devoir de la contenter...



Lorsque revint l'accalmie,
La fraîcheur du soir la fit frissonner.
Ces vêtements rapidement elle remit,
Non sans le sable en secouer.
Le vent n'était plus son ami,
Dissimulée la dentelle ajourée !
Emmitouflée dans un lainage gris,
Rien ne laissait plus deviner l'intenable féminité
Qu'elle ne dévoilait qu'à lui...

Commentaires (2)
  • MADO  - Ophelie

    j'ai cru reconnaître la plume d'un certain oiseau... bleu.. et toujours aussi coquine et érotissimo.. En tout cas, bravissimo une fois de plus..

  • Plume Légère

    Il est vrai que les oiseaux ont des plumes, et que le bleu est ma couleur préférée...
    Mais de l'oiseau ne reste ici que la Plume, ravie de t'accueillir et toujours touchée de tes gentils compliments : creuse-toi un petit nid douillet dans le duvet si tu le souhaites... :blush:

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