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Elle n'avait qu'une idée en tête,
Celle de s'occuper du petit animal,
Pelotonné derrière sa braguette.
L'obsession était apparue, fort matinale,
Il fallait accéder à sa requête.
Alors, elle l'avait invité, sans aucune hésitation,
A la suivre sous la douche.
Il n'avait d'abord pas semblé comprendre sa proposition,
Puis un grand sourire avait orné sa bouche,
Et il lui avait emboîté le pas, fidèle comme un mouton.
Sitôt entrés, sitôt la porte close :
Il ne s'agissait pas d'être surpris par les enfants
Lorsque les submergerait l'apothéose !
Elle s'était dévêtue,
Fuyant comme à l'habitude son regard...
Il lui était toujours difficile de se voir dans ses yeux, nue,
Même si cela le rendait égrillard.
Cette simple pensée lui semblait si saugrenue !
Ses vêtements jetés au sol,
Elle avait enjambé le rebord de la baignoire.
Elle l'entendait siffler tel un rossignol,
Devinait que son outil se muait en plongeoir
Pour les spermatozoïdes bien décidés à faire preuve de self-control...
Il l'avait précipitamment rejointe
Et ses mains s'étaient posées sur ses hanches :
Elle percevait sans effort qu'elle était son accointe !
Vers les robinets elle s'était tournée,
Offrant à sa vue son dos, son postérieur.
Plus que de raison elle s'était penchée
Sur le mitigeur...
L'eau coulait, chaude, et il l'avait agrippée...
Mais elle n'était point une "fille facile",
Elle ne s'offrait pas ainsi au premier passant !
Elle lui échappa, habile,
Se retourna en se contorsionnant,
Acceptant tout juste de l'embrasser, lui si fébrile.
De drôles de pensées tournoyaient en sa tête :
Elle le voulait à sa merci
Mais se heurtait à ses démons qui d'elle réclamaient une vie d'ascète...
Elle ferma les yeux.
Elle n'entendait que le crépitement des gouttes,
Et cela lui convenait bien mieux
Que les paroles qu'il eut pu prononcer au cours de la joute,
Fussent-elles pour l'encourager au jeu...
Elle lui tendit la main et mit un genou à terre, toute gentillette.
Le tableau qu'ainsi ils formaient était si obscène et érotique,
Elle nue à ses pieds, son sexe à lui au niveau de sa tête...
Elle en rougirait, encore plus tard, elle si pudique,
Lorsque sur son clavier elle coucherait le souvenir de ces galipettes...
Dans cette posture, elle se sentait dominée, soumise,
Même si en vérité il n'en était rien.
Cela l'arrangeait de se dire qu'il usait d'elle à sa guise...
Mais, pour l'heure, ce n'est qu'au bon vouloir féminin
Qu'il dut la tendre caresse
Exercée par deux mains
Sur sa verge en liesse.
Et c'est encore la timide nymphomane qui poussa l'aventure plus loin...
Tandis que sur elle s'abattait la pluie de la douche,
Sans plus penser au paysage qu'à sa vue lubrique elle offrait,
Elle entrouvrit la bouche
Et pointa - les yeux toujours clos car le regarder elle n'osait -,
Le bout de sa langue, farouche.
Juste à bonne hauteur de son pénis il était !
Nul besoin de se désarticuler,
La sucette, faire aller, venir, chahuter à loisir elle pouvait !
Elle lécha.
Délicatement d'abord,
Qu'il ait le temps de réaliser que maître de la situation il n'était pas :
Elle le tenait par le désir, déjà si fort
Qu'une goutte perlait du méat.
L'eau lui ruisselait dans le dos,
Dégoulinant sur ses fesses, s'écoulant le long de ses cuisses.
A l'orée de son antre chaud,
Elle sentait de son intime excitation les prémices :
Une autre humidité sourdait, affleurant sur ses lèvres au repos.
Pour lui enfin, elle s'abandonna et s'oublia.
Sa langue s'enhardit
Le long de la tige durcie.
Du bout des doigts, maladroitement,
Elle massait les testicules
Tandis que sa langue montait et descendait en prenant son temps.
Elle l'entendait accélérer sa respiration, presqu'incrédule
Devant le pénis qui allait encore grossissant.
Le saisissant à pleine main, non sans rougir,
Elle goba avec une soudaine avidité
Le gland décalotté et rose de désir.
Dans un léger mouvement de tangage, elle se mit alors à l'aspirer,
Le pouce et l'index en anneau devant ses lèvres, qui laissèrent échapper un soupir.
Elle resserra fermement son étreinte,
Faisant tourner sept fois sa langue autour du sucre d'orge.
La satisfaction de l'homme ne semblait pas feinte...
Elle l'engloutit à nouveau,
Plus profondément.
Elle devina une succession de mots,
N'en comprit rien évidemment.
Une main se plaqua alors sur sa nuque : instantané porno...
Elle éprouvait quelques difficultés
A garder le rythme de sa propre mélodie :
Par lui, elle ne voulait se faire commander !
Elle accélérait, ralentissait, guettait les effets de sa gâterie,
Se demandait si jusqu'à jouir elle allait l'amener...
Tel ne fut pas le cas...
Au bord de sa petite mort,
A se relever rapidement il l'aida.
Comme une crêpe il la retourna, l'inclina sur la robinetterie
Et la pénétra sans peine :
Son sexe était aussi mouillé que la verge qu'elle venait de sucer à l'envi.
Contre ses fesses, claquaient les bourses pleines.
Elle se sentait à lui, toute à lui...
Hélas, avec lui au septième ciel il ne l'emmena :
Trop conformes à l'un de ses fantasmes avaient été les préliminaires,
Il ne put se calmer et sa flèche décocha.
Dans ses yeux, lorsqu'elle osa y plonger les siens, pas très fière,
Brillaient mille éclats...
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Un bonjour en passant
Une visite inattendue
Un bain des plus enivrants
Et un sourire revenu