Te mettre sur la paille
Écrit par Plume Légère   
Jeudi, 22 Décembre 2011 16:38

Agacez-moi... ;)

Je t'emmènerai par mes chemins
Avec en tête - tu me connais - un plan coquin.

De la pluie
Je t'apprendrai à faire fi :
Nous nous promènerons
Et lorsqu'à grelotter nous commencerons,
Je réchaufferai ton corps du mien,
Avec force câlins.
Tu sentiras sur ta bouche ma bouche :
Quand l'eau m'y vient, tu ne restes jamais bien longtemps farouche...
Souviens-toi comme elle sait t'électriser
En s'entrouvrant sur ma langue, gastronome osée...
Rappelle-toi aussi mes doigts,
Agiles à te raidir comme un bout de bois...

Je te conduirai alors jusque ce hangar,
À l'abri des regards.

Et là, j'oublierai enfin toute poésie, me laisserai aller à tous les dévergondages... Je me plierai à tes désirs. Tu me trousseras et joueras avec moi. À ta guise. Sans essuyer le moindre refus de ma part.

Veux-tu que je te raconte ? Comment cela, j'y mettrai encore trop de pudeur ? Chut... Écoute-moi... Laisse-moi te montrer celle que je pourrais être avec toi...

Ruisselante, les cheveux dégoulinants dans mon cou, dans mon dos.
Ma robe, droite, noire, plaquée sur mon corps. Toutes mes courbes moulées : mes seins, mes fesses, mes cuisses. Mon ventre...
Tremblotante.

Je me tiendrai ainsi devant toi, un instant, en te commandant de t'asseoir sur un ballot de paille.

Et puis, je te regarderai. Intensément. Impudiquement.

Avant de me dévêtir.
J'attraperai, en croisant les poignets, le bas de ma robe et le ferai passer par-dessus ma tête. Je la jetterai à tes pieds.

Alors, juste en sous-vêtements rouges - tes préférés -, bas de soie noirs et stilettos, je m'approcherai de toi. Je grimperai sur ta botte de foin, en m'aidant de l'une de tes mains. Tes jambes seront emprisonnées entre mes pieds, ton visage à la hauteur de mon nombril. Je passerai ma main dans tes cheveux, mouillés.

Je n'aurai pas lâché tes doigts. Et j'oserai, faire ce que tu attends de moi.

OSER.

Je porterai ton index à ma bouche, le lècherai, le sucerai, comme s'il était ton sexe.
Qu'il soit humide. De moi.
Pour t'exciter. Mais pas que.
Je l'aiderai à jouer à saute-mouton par-dessus culotte tropézienne et porte-jarretelles, puis à se faufiler sous la dentelle, entre ma cuisse et ma toison.
Je le ferai aller et venir, un court instant, sur mon mont, et le glisserai, affamée de toi, entre mes lèvres. Tu le sais, elles se tendront tout de suite vers toi et je ne saurai réprimer un premier gémissement. Instantanément, je fondrai sous la caresse, mouillant davantage encore ton doigt.
Mon antre, brûlant, deviendra rivière.
Sous la pulpe de tes doigts, car j'y joindrai les autres, je serai douce, crémeuse, lisse...

Je ferai durer le plaisir.
Pour moi.
Mais aussi pour toi.
Je sais que tu te délecteras de la vue.
Et que tu banderas de me voir agir de cette manière.

Et puis, je chuchoterai à ton index et ton majeur, du bout de mes doigts à moi, mon envie de les voir s'engouffrer.
Je les inviterai à mon orée.
J'appuierai sur leurs phalanges pour qu'ils me pénètrent.
Profondément.
D'un seul coup.
En m'arrachant un soupir.
Un râle.

Je les ferai sortir, plonger à nouveau, sans même leur laisser le temps de reprendre leur souffle, d'aspirer une goulée d'air.
Qu'ils me fouillent en apnée.
Qu'ils me dévastent, me ravagent.
Qu'ils me baisent.
Comme le ferait ton sexe.

Je ne les laisserai pas me mener à l'orgasme, pas déjà.
Ils me câlineront encore, trempant au passage ma culotte.
Je me frotterai contre eux.
Savamment.
À t'en faire oublier de refermer ta bouche.

Et puis, je les retirerai.
Et te demanderai de me débarrasser de ce qui m'entrave les fesses et les seins.
Je garderai juste mes bas et mes talons.
Comme tu aimes.

Tu me diras sans doute... Non rien, je ne te laisserai rien me dire.

Je poserai l'un de mes pieds sur ton épaule, relèverai ton visage de ton index imbibé de moi sur ton menton et te dirai mon envie.
Tu seras bien à l'étroit. Plus que jamais.
T'ai-je seulement jamais dit que je voulais que tu me lèches ? Non, jamais. Tu l'as fait, certes, mais jamais dans un tel lieu ; jamais dans cette tenue ; jamais surtout à ma demande.
Là, je n'hésiterai pas : "J'ai faim de ta langue. Lèche-moi. S'il te plaît."
Je n'oublierai pas que c'est toi, en fait, qui mènes ma danse.
Que je veux te faire plaisir.
Que je veux être tienne.

Je m'écarterai sous ton rose appendice. Mes lèvres s'ouvriront, perlées de miel.
Tu me lècheras, me lapperas, me happeras.
Je gémirai.
Mon bassin viendra et ira en respectant ton rythme.
Tu me humeras.
Moi, féline à ta merci.

Et pour que ton sexe soit plus gros, plus rigide encore, je poserai une main sur ton front, que tu te recules un peu, et te ferai goûter mes doigts.
Les sentir dans ta bouche chaude et mouillée m'excite.
Je devine presqu'alors ce que tu peux éprouver lorsque je te prends moi-même en bouche...
La douceur, la moiteur.
Une caresse tropicale.
Et ta langue qui roule, qui tangue...
Oui, une caresse tropicale, mais sur les vagues de notre océan...

Je fermerai les yeux.
Jambes vacillantes.
Et resterai ainsi un long moment.

Et puis, mes doigts viendront échouer sur tes lèvres avec les vagues et, sans précipitation, descendront au mouillage, en mon propre port.
Sous tes yeux hypnotisés, conquis, je le sais d'avance, je me caresserai.
Je glisserai le long de mon intime fente, m'insinuerai. Lentement. Doucement.
Suis-je au fond autre chose que douceur ? Tu me le répètes, chaque fois que nous faisons l'amour. Chaque fois, du moins, que nous échangeons nos rôles et que je mène le bal. Comparant tes assauts bestiaux à mes ondulations souples, câlines. Comment dis-tu ? Que tu aimes ma façon de te baiser, intense, féline, reptilienne.

Je me toucherai, me fouillerai, me découvrirai.
Me ferai gémir, les joues rougies.
Et avant d'atteindre la jouissance, je te regarderai droit dans les yeux et te demanderai de me prendre, à ta façon.
Animale.

Tu ne seras pas tendre.
Comme un lion en cage, poussé à bout par ces préliminaires.
Tu oublieras toute fioriture, me retourneras et me hisseras, à quatre pattes, sur la prochaine botte de foin. Près de la petit lucarne.
Nous entendrons la pluie suinter et s'écouler par les gouttières.
Tu me susurreras d'une voix rauque, ton sexe se frottant contre mes reins : "Crie... Que tes gémissements réveillent tout alentour. Que tous sachent que tu te fais baiser, là, maintenant. Que tu te fais prendre dans la paille. Que les hommes bandent, cessent toute activité et se branlent sur la mélodie de tes gémissements. Qu'ils jouissent en inondant la terre de leur foutre. Que les animaux entrent en rut. Que tout sente le stupre. Crie !"

Je n'aurai plus froid.
Mais la peau hérissée.

Et tu t'imposeras à moi.
Ton sexe érigé, dur, si dur.
Impérieux, dominateur.
Comme... je rêve.
M'en remettre à toi, oser.

Tu m'empaleras. Fort. Pleinement.
Et je hurlerai.
De douleur.
D'envie.

Tu mettras ton index dans ma bouche, que je le suce.
En haletant.
En me cambrant sous tes coups.
Violents.
Sauvages.
Il ne saura, ni ne voudra d'ailleurs, retenir mes cris.

Tu me prendras. De toutes tes forces.
Tu m'agripperas, te cramponneras.
Me marquant les hanches de tes doigts.
Me marquant de toi.

Je serai à ta merci.
Offerte.
Entièrement.

Nous oublierons tout.
Pour n'être plus que désirs.
Que sexes.
Qu'animaux.
Dans les exhalaisons du foin.

Tu me possèderas.
Placeras ta main sur ma nuque, fermement.
Maintiendras mes poignets dans mon dos de l'autre.
Et puis, tu m'envahiras.
En rage...
En nage...
Tu me sailliras,
M'enfonceras,
Briseras mon corps d'extase.
Jusqu'à t'évanouir en moi,
Dans un souffle rauque.
Dans un flot puissant.

Moi, ensemencée de toi.

Plus tard, avant que la folie de nos corps ne nous reprenne, je chercherai tes yeux.
Pour y lire.
L'homme derrière la bête.

 

 

Commentaires (6)
  • fred

    intense assouvit, recommencer à l'envie, désir brulant là

  • Plume Légère

    L'adresse est inscrite dans ma mémoire...
    De même que l'envie,
    Jubilatoire...
    Recommencer. Oui.

  • Loic Vallet  - Epique

    C'est érotiquement épique et ça lance un programme sur les choses à faire ne fait !
    Merci pour ce texte.

  • Plume Légère

    Il manque un ou plusieurs mots... :)

  • Raphaël  - ...

    c'est enivrant de sensualité....et c'est très bien écrit...c'est vivant !

  • Plume Légère

    Faire de mes images vos brûlantes réalités.
    Il ne tient qu'à vous...
    Et puis... vous me raconterez ;) ?

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