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Une envie. Une démangeaison.
Ne me dis pas non...
Prends ma main : partons !
Oublions le quotidien,
Ne plongeons pas encore dans le train-train :
Il sera bien assez tôt demain...
Fais-moi confiance,
Je te conduis avec prudence
Vers de grandes jouissances.
Une plage. Le sable, fin et encore chaud sous les pieds.
Le soleil s'évertue à rayonner :
Il aime tant voir les peaux se dénuder !
Les vacanciers se sont enfuis.
Ne se prélassent que quelques couples alanguis,
Guettant avec leurs enfants la marée qui les châteaux engloutit.
Disparues
Les femmes aux seins nus
Qui m'indisposent de leur silhouette menue...
Tes yeux ne sont que pour moi...
Ose : avec, déshabille-moi,
Je veux être toute à toi...
Contre ton buste presser mes seins,
Nous embrasser à perdre haleine, pour ne faire qu'un.
Je me sens si bien...
Nous asseoir alors, face à l'océan :
Toi derrière moi, m'enveloppant,
Moi, adossée contre ta poitrine, goûtant l'instant.
Écouter le sac et le ressac des flots,
Entendre plus loin les rires des marmots.
Et... sentir que tu n'es pas manchot !
Tes mains s'aventurent à caresser ma nuque,
Ton regard, par-dessus mon épaule, le creux de ma gorge reluque...
De tes attouchements je retire tout le suc.
Le soleil lutte pour ne point se coucher,
Voyeur... Nous allons lui donner, pour sa nuit, à rêver !
Dans mon cou déjà tes lèvres se font enfiévrées.
De petits bisous partout tendrement tu sèmes,
Tu sais si bien comme je les aime :
Je pourrais leur dédier tout un poème !
Tes dents aussi se manifestent,
Elles ne veulent être en reste
Et se font, à me mordiller, prestes.
Et puis, ta main.
M'empoignant sauvagement, à dessein.
Ployant ma tête en arrière, m'assujettissant parce que tu sais que je le veux bien.
Ton souffle si chaud,
Sur le grain de ma peau.
Et le clapotis de l'eau.
Ta langue alors sur mon oreille,
Suçant mon lobe à merveille.
Mon sexe qui s'éveille.
Ta main libre qui s'insinue
Sous mon tee-shirt, sur mon ventre nu.
Et puis non, monter elle ne veut plus.
Tes doigts alors qui s'ingénient
À déboutonner, débraguetter, effleurer, m'électrifient.
Je suis à ta merci.
Tu frôles la soie de ma culotte,
J'en ai la bougeotte !
Je devine ton sourire carnassier à voir combien je mijote...
Face à la mer.
Un couple d'amoureux, pépères
Aux yeux des promeneurs qui jusque nous ne s'aventurent guère...
Et pourtant !
Tu vas, sous mes vêtements,
Mon clitoris excitant...
Les vagues déferlent à mes pieds
Mais se creusent dangereusement dans mon intimité.
Je n'ai pas peur, je sais nager !
Sous tes doigts, je me sens fondre ;
Tout mon corps à ton doigté voudrait répondre
Mais certaines zones érogènes ne peuvent, vu le lieu, que se morfondre :
Mes seins, dont les mamelons pointent, durcis,
Qui n'espèrent que ta bouche et ses chatouillis ;
Et puis...
Oui, vue notre position,
Le fond de mon vagin vit son éloignement comme une punition...
Il rêve tant d'une abyssale pénétration.
Tu n'en as cure,
Préoccupé de harceler mes lèvres de luxure,
Si douce torture.
Tes doigts les caressent,
S'empressent,
Ne font preuve de nulle paresse.
Je coule, me noie,
Ruisselante et pantelante à la fois.
Par le cou, tu m'attires davantage vers toi.
Prisonnière.
Dans une posture à la décence si contraire,
Mouillant tes phalanges de mon sexe ouvert.
Je m'écoule,
Mes yeux roulent.
Tu me chamboules...
Perçois-tu ce clapotement
Lorsque tes doigts vont s'enfonçant ?
Je suis au diapason du flux marin et de son chant.
Trempée.
Excitée.
Contractée, concentrée, prête à laisser le plaisir se déchaîner...
Mes yeux rouvrir,
Tes doigts posés tendrement sur mon sexe sentir,
Et le chien, tenu en laisse, devant nous entendre glapir.
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Un instant volé à la fin de l'été
Nous reviendrons un jour de tempête