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"Envie de tes bras,
Comme un rempart contre mes tracas.
Envie contre toi de m'allonger,
Les yeux fermés ;
D'écouter battre ton cœur
Plein d'ardeur.
- Envie de te caresser le dos,
Mes doigts à fleur de ta peau ;
De sentir reposer ta tête sur ma poitrine
Et s'égailler mes idées coquines.
Tes cheveux qui me frôlent, ta main sur mon ventre...
Sourire : me voilà chantre !
- Envie de me coller à toi,
De nous unir, tous les sens en émoi.
Ne plus nous séparer
Que ne se soit écoulée l'éternité.
- Besoin de t'enlacer, de te serrer,
De t'étreindre, de te pénétrer,
De te faire l'amour en douceur,
Profondément et longtemps pour profiter de ta chaleur.
Envie de me sentir glisser en toi !
Envie de tes cuisses autour de moi...
Envie d'aimer,
De t'aimer.
- Chut...
Patientons, nous ne sommes pas à la minute...
Pour l'heure, juste de la tendresse,
De gentilles caresses.
Sans bruit.
Sans presque nous toucher. Oui ?
- OUI !!!
Mais pas chut ! Ne pas taire ses envies !
Les faire vivre ! Les laisser en liberté,
Pas enfermées !!!
- Avoir de l'audace ?
En reste-t-il seulement dans ma besace ?
Un peu peur
Des palpitations de mon cœur.
Et puis, qui suis-je ? Un peu perdue.
Pourtant... Il me semble bien être celle que tu dis avoir vue...
- Tu l'es !
La Plume, la Femme : tu es !
- Trop osée ?
Dévergondée ?
Avoue
Que tu ne me reconnais plus du tout...
- Tu n'as qu'évolué, tu ne t'es pas transformée :
Celle-là même tu as toujours été !
Et puis dévergondée ? Non, je ne trouve pas.
Juste une femme, qui commence à s'accepter. Voilà.
- Hum. Toutes ces galipettes, dehors sous la Lune,
Comptent-elles pour des prunes ?
Ces idées sur des bureaux...
Voyons, combien de femmes écrivent ces mots ?
Et pourtant, malgré mes joues rougies,
De t'émoustiller encore j'ai envie.
Là par exemple. Tu es sur ton fauteuil ?
Recule-le, fais semblant de ramasser à terre une feuille.
Attends, pousse un peu ta jambe, laisse-moi passer,
Et, sous ton bureau, aide-moi à me cacher.
Vite, reprends ta place et ne bouge plus.
Personne ne peut me deviner ? Je ne tiens pas à être vue...
- Non, tu es cachée.
Et la porte j'ai fermée.
- Ma main, juste sur ton entrejambe. Une caresse.
Appuyée, franche, pas timorée. Question d'adresse.
Pas de fausse pudibonderie :
Suivre l'envie.
Alors, défaire ta boucle de ceinture, d'un geste assuré.
Le bouton... La braguette. Aïe, trop tendue, m'y prendre à deux mains je suis obligée.
Mes doigts, dans ton caleçon,
S'aventurent, découvrent un bâton...
Libéré, comme les diablotins qui étouffent dans leur boîte !
Ma main le convoite...
L'entoure. Le serre, un peu, doucement.
Monte et descend. Lentement.
En haut, en bas.
En haut, en bas.
Et puis. Oh. Envie d'autre chose.
Approcher... ma langue. Joues roses !
L'étirer, et lécher.
De la pointe. Comme on lècherait une glace en été.
Mes yeux baissés...
Non, te regarder, effrontée !
Ta main dans mes cheveux,
Moi, à tes pieds, à faire comme tu veux.
Attendre si tu préfères. Sous ton bureau.
Jusqu'à ce que tout le monde soit parti. Sans dire un mot.
Ou bien... Te faire fondre, tout l'après-midi,
Sans non plus faire de bruit :
À petits coups de langue rapidement répétés,
Puis plus espacés,
Plus en longueur
Et langueur...
Et puis, hop, dans ma bouche aussi.
Chaudement, tendrement, amoureusement. Oui.
T'aspirer, t'engouffrer.
Te laisser croire que tu peux te retirer et... te rattraper !
Me relever tout à l'heure, cheveux ébouriffés par tes mains,
Bouche rouge et yeux brillants de lire enfin les tiens.
Défroisser ma robe et te prendre la main...
Oh. Tu ne dis plus rien... Suis-je allée trop loin ?"
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