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Eussiez-vous à subir, yeux bandés,
Les caresses buccales de mille femmes parmi lesquelles je serais cachée,
Nul doute que sans hésitation vous me reconnaîtriez...
Dieu vous préserve, évidemment,
D'un tel châtiment !
De mes lèvres seules vous êtes friand !
Mais, imaginons.
Mille femmes, mille fellations.
Et moi, la dernière, alors que votre sexe n'éprouve sans doute plus que pénible sensation !
Quoique non, il ne serait probablement pas douloureux !
Allons, allons, lisez-moi donc un peu mieux :
Vous m'identifieriez même sans les yeux !
Ainsi donc, toutes mes adversaires auraient tenté leur chance,
Mais vous auriez, dès les premiers effleurements, repoussé leurs avances,
Clamant "Ce n'est pas Plume !" avec grande assurance.
Vous n'auriez pas tenu le compte des courtisanes.
Lorsqu'enfin l'on me conduirait vers vous, crâne
Je marcherais, fière comme la favorite sultane.
M'eut-on menottée dans le dos,
Pour que mes mains ne puissent affoler votre peau,
Il ne me serait pas malaisé de vous faire accepter mes assauts.
Sans doute seriez-vous assis,
Las de toutes ces vaines péripéties...
Non, debout ! Moi à vos pieds, votre désir s'intensifie !
Alors, dressée sur mes genoux,
Je me démasquerais devant vous.
Un geste, et c'est tout.
Il me suffirait en effet
De tendre ma langue vers votre tour de guet...
De la poser tout au bout d'abord je me contenterais.
Je ne crois pas prétentieux d'affirmer
Que vous vous raidiriez.
Je n'aurais point eu le besoin pourtant de vous avaler...
Je sais pertinemment
Que vous attendriez, tous vos sens s'éveillant,
Soudain attentif, à l'affût, déjà gourmand.
Alors, de me retirer, une seule seconde, j'aurais le front,
Vous laissant languir avant de revenir, pour de bon.
En tête mon seul but : votre pâmoison.
Un baiser léger, doux, amoureux,
Au bout de votre pénis, au port - excusez ces propos calomnieux -
Encore peu avantageux...
Puis toute une avalanche, presque par inadvertance.
Ne croyez de ma part à aucune manigance !
Sans doute soupçonnerais-je déjà une légère excroissance...
Mes lèvres glisseront le long de votre organe,
Si légères, telles les doigts d'un cleptomane,
Qu'à peine frémira ce que Rabelais eut nommé votre balane...
Et pourtant, de me repousser vous jugeriez qu'il est encore trop tôt !
Aussi m'enhardirais-je, qu'en la matière vous vous sentiez presque puceau :
Ma langue s'acoquinera avec votre peau !
Elle vous lèchera à l'envi,
D'un sensuel appétit.
Vous en resterez interdit !
Dessus, dessous,
Des bisous, filous, tout fous et sans tabou.
Et vous... Au garde-à-vous !
De m'arracher à vous, les doigts alors on se mordrait :
Par le désir à ma merci je vous tiendrais.
Il ne serait que de lire la concentration sur vos traits...
Et puisque je ne me satisfais de savoir embraser,
À pleine bouche il me faudrait vous déguster :
Vous ne pourriez désormais plus qu'abdiquer.
De mes lèvres serrées, je découvrirais votre gland,
Le pincerais délicatement,
Puis l'absorberais voluptueusement.
Instinctivement, vous vous approcheriez, pour entrer plus profond.
Je ne dirais pas non,
Vous souhaitant au diapason.
Seulement alors j'accélèrerais le jeu,
Puisque vous m'auriez reconnue et m'en auriez fait publiquement l'aveu.
Les neuf cent quatre-vingt-dix-neuf autres femmes n'auraient plus qu'à en prendre de la graine, morbleu !
Il me serait grande réjouissance
D'observer de près de votre sexe la tumescence.
Mais je ne serais pas là pour étudier les sciences !
Je vous engloutirais de nouveau, et il ne sera pas dit que vous m'entendriez qui ahane...
Je vous enfermerais dans mon humide cabane,
Et de ma langue vous arracherais des soupirs... Je suis mélomane !
Tandis qu'en moi disparaîtrait votre organe fiérot,
Je l'aspirerais, comme l'eau que l'on boit au goulot,
En douceur, tendrement, pour ne point fragiliser votre peau.
Je sais que vous ne résisteriez à l'envie
De saisir entre vos deux mains mes cheveux, attendri.
Et puis...
Et puis, insensiblement, vos doigts se posteraient à la base de mon cou.
Je résisterais, une première fois, m'écartant de vous
Vous léchant des testicules au gland à vous en rendre fou.
Enfin alors je vous céderais,
À votre rythme me plierais.
J'irais et je viendrais, j'irais et je viendrais, j'irais et je viendrais...
Il est l'heure, ami, de nous réveiller !
Quel est donc ce rêve que je fis cette nuit ? Attendez...
Il me souvient juste un harem dont j'étais la préférée...
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Ennivrante prose ..... merci, simplement merci.