|
Dans son manteau de nuit,
Un verre de citronnade dans une main,
La seconde sur le clavier,
Elle l'attend.
Habituellement,
Elle ne se fait pas prier.
Elle ne sait même jamais bien quand ni comment elle vient.
Elle n'a qu'à laisser ses doigts sur les touches filer, sans faire de bruit.
Ce soir, elle n'est pas au rendez-vous,
L'inspiration. Son esprit reste flou...
Et puisque l'attente n'est pas son fort,
Elle papillonne :
Elle virevolte,
Feuillette ici un virtuel album,
Lit là les textes d'un homme.
Son esprit s'amuse, s'allège, peu à peu plus désinvolte.
Elle ne pense déjà plus à la page blanche, hantée de diables et autres démones.
Non, l'envie d'écrire peu à peu s'évapore...
Car peu importe qu'elle n'ait pour l'heure plus de bagou :
Qui d'autre qu'elle cela embête-t-il après tout ?
À sautiller ainsi de site en site,
Elle se prend à sourire.
Elle marque des pages, pour y revenir plus tard ;
Elle étiquette quelques mots,
Les rangeant dans de petites boîtes parce qu'elle les a trouvés beaux ;
Elle apprend le nom d'œuvres d'art ;
Voit ses références culturelles s'enrichir...
Internet a pour cela bien du mérite !
Sous les doigts le clavier, passe-partout
Qui lui offre le monde et ses bijoux.
Et puis tinte sa messagerie !
Vous êtes derrière votre moniteur,
Loin, très loin, là-bas,
Mais proche par la pensée sur l'instant.
Un sourire sur son visage va s'élargissant :
Elle va vous lire, peut-être sur l'instant vous répondra,
Et surtout, elle tient le fil conducteur
Pour sa nouvelle broderie !
Elle va vous raconter, vous !
Enfin, vous imaginer, car de vous elle ne connaît que peu ou prou...
À elle parfois vous pensez,
Cela est certain :
Plusieurs fois déjà lui avez écrit !
Mais pourquoi ?
Par quoi avez-vous été attiré dans son chez-soi ?
Et qu'y avez-vous trouvé, qui de revenir vous ait donné l'envie ?
Ne lui dites pas, elle n'y croirait pas, que ce sont ses talents d'écrivain,
À moins que de voir son visage se colorer vous n'espériez...
Elle aussi pense parfois à vous,
Elle l'avoue...
Elle vous voit derrière votre écran.
Pour elle, vous faites l'effort
De choisir les mots,
Vous prenant parfois la tête entre les mains
Lorsque les vers ne riment point,
Vérifiant la concordance des temps : les avez-vous utilisés bien à propos ?
Son plaisir sur ses lèvres elle arbore,
Votre volonté à lui plaire la ravit tant !
Pourtant, elle ne souhaite pas que d'école dans l'esprit vous ayez un arrière-goût :
Poète ou non, de vous elle a déjà pris goût !
Elle n'aspire qu'à mieux vous connaître,
Qu'à deviser en toute honnêteté,
Qu'à partager avec vous une amitié complice,
Qu'à rire, voire rougir des mots que vos plumes se répondent.
Elle rêve de se sentir femme, qu'on la désire, que même on la dévergonde,
Qu'on l'autorise à jouir avec délices,
Sans mal la juger ;
Que de ses cendres on l'aide à renaître...
Elle s'escrime à émerger des remous,
À tuer les fantômes des loups-garous...
Mais revenons à vous, voulez-vous ?
Elle vous imagine, dans votre canapé,
La télévision bourdonnant en fond sonore ;
Ou bien êtes-vous allongé dans votre lit,
Soutenu par votre oreiller et déjà prêt pour la nuit ?
Elle préfère en tout cas penser que nulle n'est blottie contre votre corps :
Elle n'oserait alors sa plume laisser librement filer,
Craignant de votre partenaire un réflexe jaloux...
De cette vilaine pensée elle s'absout,
Même si elle reconnaît que vous souhaiter célibataire n'est pour vous point gentil du tout !
Curieusement, de vous elle se sent proche.
Bien sûr, elle ne connaît ni votre parfum,
Ni le timbre de votre voix,
Ni même ne sait de quelle couleur sont vos yeux.
De vous, vous lui en avez dit si peu !
Elle vous devine courtois, matois,
Aimerait goûter le toucher de vos mains...
N'y aurait-il pas anguille sous roche ?
Allons, à vous confier son ultime rêverie elle se résout,
N'oubliez point que tout cela n'est que jeu de plume après tout...
Elle s'est installée confortablement derrière son ordinateur.
Et vous voilà.
Vous engagez la conversation :
Le premier pas, elle n'ose jamais le faire,
Vous pourriez croire qu'elle est légère !
Quelques salutations, quelques questions.
Elle est suspendue à vos doigts qui tapotent sur votre clavier, là-bas.
Déjà elle maudit leur lenteur !
À vos côtés, le temps coule pourtant insouciant et doux.
Il lui vient même des envies de courir avec vous le guilledou !
Elle envisage soudain, pour tester l'agilité de sa plume, de vous surprendre,
D'oublier les règles de bienséance
Et jusque ses certitudes de femme bien rangée.
Elle fait ainsi s'afficher sur votre écran un aveu :
Vous confie ressentir en son ventre les picotements d'un inavouable feu !
Elle veut penser que vous sourirez,
Que vous frémirez peut-être même de son impudence,
La priant de s'expliquer mieux et sans attendre.
Elle vous dit alors son envie de vous
Qu'elle ne connaît point du tout !
Vous vous taisez un long, très long moment.
Elle croit d'ailleurs vous avoir offusqué, déplu,
Hésite entre reprendre sa plume pour vous présenter des excuses
Ou à tout jamais se déconnecter.
Elle commence cent messages, vite effacés.
De n'avoir su préserver votre amitié elle est si confuse.
Et puis... Des mots de vous, qui, à peine arrivés sont déjà lus :
Vous lui enjoignez le silence, en souriant !
Elle devine qu'elle n'a point suscité en vous le dégoût,
Et qu'elle a bien fait de jouer son va-tout !
Alors elle guette,
Une minute, puis deux, vingt, soixante-trois...
Pour patienter, elle lit, roman et messagerie,
Écoute ici une chanson,
Gribouille là quelques vers, polissons ou non.
Elle se pose des questions aussi :
Que lui préparez-vous ? Vous êtes si coi...
Elle appréhende votre état d'esprit, s'inquiète.
Elle se reconnaît volontiers casse-cou.
Oh, vous la verriez : on la croirait ointe de teinture de rocou...
S'affiche alors une quantité faramineuse de caractères sous ses yeux :
Vous venez de lui répondre !
Elle commence, comme elle le fait chaque fois,
Par vous survoler, en diagonale,
Pour prendre la mesure de votre moral :
Êtes-vous indigné ou en joie ?
Quelques mots accrochent son regard et la font fondre :
"Caresses", "plaisir", "baisers audacieux"...
Rassurée, elle reprend sa lecture, de bout en bout,
S'imprégnant des sonorités, du spectacle qu'élabore son esprit filou...
Car vous lui avez écrit un texte érotique !
Oh, ce n'est pas la première fois qu'à ses regards s'expose telle littérature.
Cette forme ne la scandalise nullement,
Elle n'a pas froid aux yeux !
Certains ouvrages sensuels sont d'ailleurs à ses yeux bien plus gracieux
Que de frustes ou d'alambiqués romans !
Mais voilà que vous lui offrez cette lecture :
Rarement l'on a manié sa plume pour la chatouiller, elle, de façon impudique...
Elle en a le rouge aux joues
Et le souffle court, elle le reconnaît sans tabou !
Mais elle l'a cherché,
Aussi ne va-t-elle pas jouer les sainte-nitouche !
Elle parcourt avidement les premières lignes,
Dans lesquelles vous exposez vos recommandations :
Vous lui demandez de tout lire, avec passion,
Vous exigez que pas même des yeux elle ne cligne,
Même si les mots l'effarouchent ;
Qu'elle plonge dans les images de votre esprit comme en elle vous aimeriez pénétrer...
Vous lui expliquez que vous ne pouvez sortir de chez vous,
Mais que vous êtes là, dans son cou...
Alors elle frissonne, de la tête aux pieds,
Croyant sentir vos lèvres se déposer sur sa peau.
Elles sont chaudes, légères comme le seraient les pattes d'une mouche.
Son cœur déjà bat la chamade.
Comme si elle craignait la noyade,
Elle aspire une grande goulée d'air par la bouche,
Et sans plus tergiverser se jette à l'eau.
Elle se sent prête : à vous de l'enflammer !
Vos mots l'apprivoisent mais... Oublions votre texte voulez-vous ?
Vivons la scène à sa manière : où en étions-nous ?
Vos lèvres s'entrouvrent, goulument.
Après l'avoir effleurée, si sensuelles,
Elles découvrent dans un carnassier sourire
Vos dents blanches et affûtées
Qui aiment tant de certaines chairs se délecter.
Son cou s'offre à votre morsure, s'étire :
Juste frôler cette partie de son anatomie éveille son instinct sexuel ;
D'ailleurs les cuisses elle serre, fortement...
Elle voudrait s'offrir à vous,
Être à la hauteur de vos rêves les plus fous.
Elle observe tressauter de votre gorge la pomme d'Adam,
Danser sur vos bras, vos mains, d'impressionnants serpents veineux :
Deux particularités physiques qui ont le don de la séduire,
Ne lui demandez pas pourquoi !
En elle bouillonne l'émoi,
Vous le devinez : elle n'est plus apte à fuir,
Son corps fond pour vous, libidineux.
Tout son être, jusque son âme, vous réclame, se tend !
Mais vous avez établi des règles bien à vous
Et n'attendez point un abandon si... mou !
Aussi lui intimez-vous votre souhait de la voir fermer les paupières.
Elle y consent, non sans un frisson.
À ses côtés, vous faites un vacarme de tous les diables,
Pour qu'elle ne devine ce que lui mijotez,
Puis de votre poche sortez
Deux gants de cuir et un foulard de soie d'une douceur indéfinissable.
Vous enfilez les deux premiers, lui caressez le visage du second
Et lui enjoignez désormais de se taire.
Cela ne lui sera pas difficile du tout :
À sa bouche, quand il s'agit de parler de sexe, point besoin de verrou...
Elle garde les yeux clos,
Suit sur chaque parcelle de son épiderme facial
Le parcours de la soierie.
À l'oreille vous lui murmurez alors de se dévêtir.
Le regard toujours emprisonné derrière ses cils, non sans rougir
Et parce que votre désir aussi elle a ressenti,
Elle accède à votre demande, sans faire de scandale,
Sans même vous tourner le dos.
Elle se tient face à vous, debout.
Vous vous amusez de sa moue !
Vous prenez votre temps,
La laissant, tremblante de timidité, dans l'expectative.
Elle est belle, la lumière du jour joue avec ses courbes,
Dessine d'attirantes ombres, éclaire ses monts...
Vous n'en dites rien, mais déjà un peu plus serré est votre caleçon...
D'un pas silencieux, leste, presque fourbe,
Vous vous approchez de votre captive
Et lui passez le bandeau, prestement.
Sur ses cheveux, vous déposez un infime bisou,
Puis reculez, vous imprégnant du tableau : voyeur seriez-vous ?
Elle triture ses doigts, à les poser ne parvient :
Camoufler le sexe, les seins ?
Croiser sur le ventre les avant-bras ?
Ses mains ne sont pas suffisamment grandes pour la dissimuler
Et vous proclamez vouloir de tous vos yeux la détailler.
Lui en tombent les bras,
L'exposant, nue, soumise, enfin,
Embarrassée, gauche, vous vous en doutez bien !
La blancheur des peaux féminines a le don de vous rendre fou,
Mais vous savez vous contenir, rusant avec vos pensées tel un sioux !
Vous l'examinez, prenant tout votre temps,
Savourant des yeux chaque recoin de son corps.
Ses seins en forme de citron vous révèlent sans doute aucun son intime friponnerie
Qu'à elle-même depuis si longtemps elle dissimule.
Ils dénoncent aussi son caractère de mule
Et affirment sa joie de vivre malgré les petits et gros soucis.
Vous devinez que de la femme vous ne voyez que la chenille encore,
Et imaginez déjà la transformer de vos mains en un papillon blanc...
De son entrejambe vous ne détachez à présent plus votre regard voyou.
Dans son écrin vous supposez le bijou.
Elle soupire, incommodée par sa posture et l'absence de vos mots.
Elle tressaille,
Accélère involontairement le rythme de son souffle.
Vous ne faites pas un bruit,
Si ravi qu'elle ne s'enfuie.
Vous ne le reconnaîtrez, mais elle vous époustoufle :
Cette femme-là n'est point menue blanchaille,
Vous la voulez, peau contre peau.
Pour vous déshabiller, vous ne comptez que sur vous.
Sans cette entrave sur ses yeux, elle verrait enfin le loup...
Sa peau diaphane,
Sa pudeur excessive,
Sa presque virginité...
Tout ce qu'elle a à vous offrir,
Ne peut que vous séduire.
Le désir un instant encore réfrénez :
Elle vous semble si chétive,
Vous craignez qu'elle ne soit prête pour vos partitions de mélomane...
Vous vous approchez pourtant, sans faire de remous,
Et agrippez par derrière son cou.
Vos doigts glissent sur ses cheveux, tendrement,
Resserrent le nœud du bandeau.
Votre corps, nu, se love contre ses fesses,
Vos dents mordillent la chair de son cou.
Vous savez qu'elle va se donner à vous :
Ses jambes ploient déjà sous vos caresses,
Hérissée de chair de poule est sa peau.
L'une de vos mains va vers son sexe descendant.
Vous lui murmurez d'oublier ses tabous,
De se livrer, pour le plaisir, entièrement à vous.
Elle vous chuchote sa peur
De ne savoir faire, de n'être point douée,
Sa crainte
De ne pas à vous plaire parvenir.
Dans son dos, votre pénis ne cesse de grossir,
Vous le lui prouvez d'une bestiale étreinte.
Vous lui dites n'attendre d'elle qu'abandon et félicité,
Lui commandez de vous faire confiance, que vous serez un doux dominateur.
Alors vous empoignez ses cheveux, d'un coup,
Et les tirez en arrière, qu'elle ploie comme une frêle pousse de bambou.
Dans le noir où elle est plongée,
Se développent peu à peu ses sens.
Le cuir de vos gants, à l'odeur fauve,
Crisse à ses oreilles,
Excite sa peau qui s'éveille.
Il a sur ses lèvres texture de guimauve,
Et déjà d'avant en arrière elle se balance
Pour, sur cette main de velours, se frotter.
Vous ne savez encore combien son sexe est doux,
Plus fondant qu'un moelleux au chocolat, le croyez-vous ?
Vers la table vous l'entraînez, prudemment,
Vous assurant que contre quelque meuble elle ne se cogne.
En chemin vous vous saisissez de la ceinture de votre pantalon,
Une idée bien précise en tête !
Vous êtes à la fête,
Sentez qu'elle vous offre, sans trop lutter, son corps et sa soumission.
Alors, lui signifiez avec autorité de ne point ressentir de vergogne
Tandis que lui attachez, de votre ceinture, les mains dans le dos, étroitement.
Une exclamation sa bouche décloue.
Mais elle rend les armes, sûre que vous n'êtes point de ceux qui, après l'action, les femmes bafouent.
Le plateau boisé de l'autel sur lequel vous souhaitez la déguster
Est si froid sous son buste...
Ses mamelons se rétractent,
Coupé est son souffle.
En son sein son cœur fait un tel baroufle
Qu'elle comprend qu'il n'est plus temps qu'elle se rétracte :
Elle choisit d'assumer et sa position ajuste,
Que son sexe vous apparaisse, nu, ouvert, absolument dévergondé.
Pour la remercier, vous déposez un bisou
Juste à l'orée de son minou.
Elle creuse davantage les reins,
Redressant au maximum son joli postérieur
En se mettant sur la pointe des pieds.
Votre langue s'insinue,
Va, vient, lape, joue, lèche à bouche que veux-tu.
Vos mains s'agrippent, l'une à ses poignets liés,
L'autre à sa croupe, flattant ses rondeurs.
Le moment est divin !
Elle pourrait jouir mais à votre plaisir se voue :
Elle attend que ce droit on lui alloue...
Vous avez compris qu'elle est au bord de l'abîme
Et réprimez vos assauts.
Une simple pénétration, brutale et profonde,
Pour lui prouver votre vigueur,
Vos doigts enserrant son cou, en fier possesseur.
Sur son corps déferlent de bonheur les ondes
Tandis que vous embrassez avec dévotion son dos
Dans une étreinte sublime.
Vous hésitez à la mettre à genoux
Mais vous fiez aux gémissements qui, lentement mais sûrement, sa voix enrouent.
Vous l'aidez à se remettre sur pieds
Puis l'accompagnez dans sa descente,
Entourant amoureusement sa taille de vos bras :
Vous ne voulez pas qu'à terre elle se flanque !
Elle n'est point experte et ses mains lui manquent,
Mais sa bouche trouve très vite votre anatomie, dressée telle un mât,
Et la fait fondre sous sa langue caressante.
À votre tour, vous vous laissez, un bref intervalle de temps, aliéner.
Vous savourez son antre chaud, humide, doux,
Mais tenez à montrer que le maître reste vous !
Un peu brusquement, les doigts en coupe sous ses seins,
Vous la relevez
Et la couchez sur la table.
Elle est un peu gênée par ses poings,
Aussi lui conseillez-vous de les utiliser sous les fesses comme coussins :
La position n'en sera que plus confortable !
Ses jambes alors saisissez, écartez, jusque vos épaules surélevez,
Pour, de votre sexe, lui faire un intime câlin.
La caresse est si impudique, votre pénis se frottant à elle, sans tabou...
Lui revient aussitôt le feu aux joues !
Après nombre d'allées et venues,
La sentant au paroxysme de l'envie
Et ayant vous-même le membre gorgé d'un violent désir,
Vous la portez, empoignant à pleines mains ses fesses.
Elle ne peut à vous s'accrocher, aussi, avant que de la pénétrer, votre corps s'affaisse :
Une chaise est heureusement là pour vous accueillir !
Vous désirez lui infliger le supplice du pal, elle y aspire aussi,
Massant l'un contre l'autre, dans un mouvement régulier, vos deux sexes éperdus.
Elle est légère comme tout,
Pour vous insinuer, cela est un atout !
Ses pieds calez sur les barreaux latéraux,
Qu'elle puisse, à coups de talons,
Vous aider à régler le flux des offensives.
Commence alors une lutte endiablée, débridée, débauchée,
Les effluves de vos corps mêlées.
Vous lui ôtez même le bandeau, cherchant à voir ses pupilles lorsqu'elle s'active.
Elle vous lance un tel regard furibond
Que la jouissance monte en vous, au triple galop !
Heureusement pour vous,
L'orgasme la fouette sur le coup !
Ses liens, à bout de souffle, lui retirez.
Ses bras vous enserrent le cou,
Sa bouche vient y déposer un baiser ultime.
Vous l'étreignez, heureux et fier,
Si fier de votre partenaire...
Vous espérez qu'elle ressent que vous lui portez beaucoup d'estime,
D'avoir osé se soumettre à vous,
Car le silence d'après tempête ne voulez briser...
Elle rouvre les yeux, le cœur encore un peu fou.
Sur son écran, du noir, c'est tout !
Il s'est mis en veille,
Si longtemps qu'elle est perdue dans les pensées
Qu'a inspirées le texte que lui avez écrit...
Elle reprend pied dans la réalité, peu à peu,
Et ose vous tapoter sur son clavier un aveu :
Votre plume l'a attendrie, excitée bien sûr aussi,
Pour ce genre d'exercice vous êtes doué !
Elle vous remercie d'avoir susurré de tels mots à son oreille...
Approchez donc votre joue...
Peut-elle y déposer juste un tendre bisou ?
|
Je suis envoutée ... enivrée .... et a bout de souffle ...
Merci pour ce précieux instant ...