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Allongé sur le ventre dans le mitan du lit.
Les bras en croix, les yeux clos,
Tu parais assoupi.
La couette, négligemment rejetée, découvre ton dos
À la carrure athlétique,
Décontracté au repos.
Un ronflement authentique,
Que tu ne fais pas semblant de dormir
M'indique.
Je suis déçue, il me faut en convenir :
Deviner de ton corps l'entière nudité,
À ma merci, me fait frémir...
Une folle idée,
Dévergondée mais irrésistible.
Mais chut... Pour le moment juste me déshabiller !
Tu ne profites pas du froufrou quasi inaudible
De ma robe tombant à terre.
Je ne me souviens pas t'avoir jamais vu si impassible !
Détachant prudemment les bas fixés à ma guêpière
Je les fais glisser un à un le long de mes jambes, si blanches dans le rayon de Lune.
Le tableau aurait tout pour te plaire...
Je plains ton infortune :
Ne point discerner mes fesses non cuirassées, se découpant dans la quasi obscurité,
Ne pas aussitôt sentir se dresser ton mât de hune...
D'autant qu'alors à mes seins, à ma taille, je rends aussi leur liberté :
Entravés depuis le point du jour,
De s'épanouir ils ont mérité !
Soulever alors un pan de la couette, dans le lit me glisser, dépourvue d'atours.
Et mettre sans plus attendre mon plan à éxécution !
Peu m'importe que tu rugisses de n'avoir dormi jusque de ta fatigue le décours !
Sur tes cuisses, m'asseoir donc à califourchon.
Et laisser mes mains tracer des arabesques sur ton dos,
Légères, manifestations de ma tendre émotion.
Te masser délicatement, de la pulpe de ma peau,
Mais, pour ne point t'éveiller encore,
Ne pas presser de trop.
M'attarder sur chaque recoin de ton corps,
Tendrement, langoureusement.
Si longtemps que je ne m'en étais occupé : je le déplore !
Reculer mes fesses jusque tes mollets saillants
Pour mieux flatter tes cuisses.
Oups, tu m'as perçue ! Tu les desserres, négligemment.
Oser ! Me faire plus inquisitrice,
Incliner mon buste pour, de mes lèvres, effleurer ton postérieur
Tandis que déjà je palpe ton pénis...
Sous mes seins tendus vers toi, ta chaleur.
Improviser alors une suite alléchante,
Que tout le long de ton corps cogne mon cœur !
Épouser tes courbes de mes aréoles frémissantes,
Les frotter, te frôler, m'électriser, nous enfiévrer,
Onduler sur toi telle une couleuvre serpentante.
Impudiquement sur toi me caresser...
Pantomime d'amour aphrodisiaque
À laquelle tu ne cherches point à te dérober.
Car je sais que dans les bras de Morphée plus ne vaques :
Le rythme de ton souffle va crescendo,
Sans doute le fait de ma hardiesse qui t'estomaque...
Deviner de ton visage le tableau,
Ce sourire qui s'étire dans la nuit,
Et oser, à t'en rendre marteau !
La respiration saccadée, la bouche sèche, je m'enhardis
À faire monter le désir... en moi !
Mon bas-ventre se tord contre tes fesses et leur rebondi.
Humidité, trouble émoi...
Ne pas ralentir,
Surtout ne pas entendre ta voix...
Une délicieuse démangeaison sentir forcir et s'arrondir,
Là, au fond de moi. Juste au creux.
Et tout au bord aussi. En être emplie, m'en bouffir.
Et jouir. Un peu.
Non ! Aller et venir encore sur toi, à ton insu,
Laisser gronder le feu.
Et jouir. À cris ténus, contenus
Par l'embarras face à mon audace.
Mais jouir, oui, sans retenue...
M'étendre à tes côtés, lasse.
Fermer les yeux, ne plus penser à rien...
Et rougir que ta main vienne se caler sur mon sexe, là où la nuit est sa place...
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oh je sent la fatigue me gagner en ce début de soirée... je vais m'allonger et quelques minutes siester...