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Alors d'accord, tu as gagné la partie.
Enfin, la première :
Je ne m'avoue pas encore anéantie !
Trois semaines que dans ma tête tu erres,
M'entraînant dans ta folie,
Mais vois comme dans ma lutte je persévère :
Je résiste, sans me terrer dans mon lit,
Me contentant de baisser sons et lumières,
Travaillant, même les yeux rougis,
- Et m'inquiètant, mais cela le taire... -
Je ne sais comment te réduire en charpie,
Mais il me va falloir être avec toi plus sévère :
Si tu ne t'éclipses de toi-même d'ici ce soir, minuit,
Je te noie, je te torture, je t'éviscère !
Je vais te décrire tant de corps nus, unis,
Tant d'actes charnels, et pourquoi pas pervers,
Que tu ne seras plus seule dans ton nid.
Les amants que j'inviterai à respirer ton air
Seront si épris,
S'adonneront si fort aux plaisirs de la chair,
Haletant, gémissant, poussant même des cris
En quittant la Terre...
Ils feront tant de bruit,
Que tu t'enfuiras ! Enfin, je l'espère...
Migraine haïe !
Et alors me resteront à l'esprit des images éphémères
Que je transformerai en broderies !
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La migraine est encore plus dévergondée que la femme qui la subit :
Elle tapote le duvet de son nid,
Qu'il soit bien bouffi,
Et se complaît dans la contemplation des chairs unies...