Elle avait autrefois renfermé des bonbons acidulés, quand elle n'était qu'enfant.
Lorsqu'elle l'ouvrait, des effluves sucrés s'échappaient encore, dansaient devant ses narines. Elle ne parvenait jamais à les capturer vraiment, à les nommer distinctement. Juste une impression, fugitive. Une odeur, comme une madeleine de Proust. Un vague parfum de citron. De framboise peut-être aussi. Et d'enfance, de quasi insouciance.
L'entrouvrir à nouveau.
Y déposer, avec amour, ses secrets, après les avoir pressés contre ses lèvres et les avoir soigneusement emballés dans du papier de soie.
N'y revenir qu'en cachette.
Souvent.
Chaque fois, s'installer, la boîte sur les genoux, dans un endroit isolé, calme. Suffisamment spacieux cependant. Qu'il soit propice aux envies de vagabonder de son esprit, souvent plus désireux de caracoler qu'un étalon fougueux.
Son esprit ? Elle. La vraie.
Sans faire de bruit, soulever le couvercle. Et plonger. En apnée. Sa main dans la Sienne. Ses yeux dans les Siens. Et tellement plus.
Alors, laisser saigner son cœur...
Lorsque la source tarira, ranger la boîte. Là, près de son lit. Dans cette cache qu'elle a dénichée par hasard.
Collecter enfin de-ci, de-là, tous les rayons que le Soleil aura inévitablement disséminés autour d'elle. En faire un gros bouquet.
Revenir raisonnablement à la matérialité de sa vie, mais disposer le vase là, tout contre la fenêtre. Près de son fauteuil...
J'aime beaucoup ce "Fouillant la...
Une très belle idée que se frotter au...
Quel dommage de ne m'avoir laissé vot...
Je n'ai plus de l'arme que le goût in...